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Anxiété et hypnose à Bordeaux : d'où vient l'anxiété et comment l'apaiser?

il y a 3 jours
8 min de lecture


Si vous lisez ces lignes, il y a des chances que votre cerveau tourne. Beaucoup. Il a y a des chances qu'à 23h43 ce dimanche vous repensiez à une phrase dite au travail, mardi dernier. Il y a des chances ayez que vous avez déjà fait dix fois le trajet jusqu'à la porte d'entrée pour vérifier que tout était fermé avant de vous coucher. Ou alors il est possible que vous ne vous reconnaissez dans aucune de ces images, et que votre anxiété à vous ressemble à autre chose, parce qu'il n'y a pas une anxiété, il y a des anxiétés.

Ce que j'ai envie de vous dire avant toute chose : vous n'êtes pas défectueux·e!

L'anxiété n'est ni une faiblesse ni un caprice. C'est une réponse de votre système nerveux qui, à un moment donné de votre vie, a cru bien faire en vous protégeant. Et ce système nerveux, aujourd'hui, il continue de vous protéger de choses qui ne sont plus là.


Dans cet article, je vous propose de comprendre d'où vient cette alerte permanente et je vais forcément parler d'attachement, puisque c'est le fil de mes deux derniers articles.

Puis je vous dirai comment, concrètement, l'hypnose et Mosaïc peuvent aider votre esprit (et votre corps) à retrouver son calme. Mais attention, un vrai calme hein! Pas un calme de vacances qui s'évapore au premier e-mail du lundi.



L'anxiété, c'est quoi au juste ?


Une anticipation. Voilà le mot, ça c'est dit!

La peur, elle, elle réagit à un danger présent et identifiable : un animal qui montre les dents, la voiture qui vous frôle dans la rue...

L'anxiété, elle, elle vit dans le futur : " Et si ça n'allait pas ? Et si je n'y arrivais pas ? Et si jamais…"

Côté corps, ça donne des choses qu'on ne montre pas aux autres : la poitrine serrée, la gorge nouée, une boule au ventre, un souffle court, des nuits d'insomnies, une fatigue sans fin, des douleurs cervicales, des tremblements... Côté tête, c'est un brouillard permanent : on rumine, on rejoue, on anticipe. Et on se dit parfois qu'on exagère, ou qu'on « se fait des films ».

Non. Vous ne vous faites pas des films. Il se passe quelque chose de bien réel dans votre système nerveux. Et la bonne nouvelle c'est que tout ceci peut se comprendre.



Pourquoi votre histoire compte? Le lien entre attachement et anxiété


Dans mes deux précédents articles sur la théorie de l'attachement, on a vu que notre manière de créer des liens se fabrique très tôt dans la relation avec nos premières figures d'attachement.

Ce qui nous intéresse ici, c'est l'idée que le système d'attachement et le système d'alarme sont des jumeaux.

Un enfant qui apprend très tôt et de façon tout à fait subtile que se tourner vers l'autre n'est

pas toujours sûr, va développer une vigilance, observer les signaux de distance et prévoir les orages. Cette vigilance était adaptée à ce moment-là. Elle avait un sens. Elle a peut-être permis de tenir le coup et de se protéger. Sauf que le temps passe, et que cette vigilance devient une manière d'être au monde. L'adulte qui l'a héritée se tient sur ses gardes partout : au travail, dans son couple, dans un simple appel à passer, dans un message resté sans réponse pendant trois heures.

Des clients me relatent souvent les difficultés émotionnelles qu'ils vivent à passer un appel ou à attendre une réponse à un sms.


Allors concrètement, beaucoup de personnes anxieuses se reconnaissent dans l'un de ces portraits :

  • Le vigilant : Sensible aux signaux de distance des autres. Vérifie, anticipe les conflits, repasse les échanges en boucle.

  • L'autonome en apparence : « Ça va, je gère. » Jusqu'au jour où le corps dit stop. Souvent par

    épuisement, d'ailleurs rarement par choix.

  • Le prévoyant permanent : Scénarios du pire en boucle, listes mentales, incapacité à déléguer. Même en vacances. Surtout en vacances.


Et puis il y a tous le mélange des trois, et aussi ceux qui ne se reconnaissent dans aucun. Car l'anxiété ne se range pas toujours dans des cases.

Si vous vous reconnaissez, ce n'est pas une condamnation. C'est une piste. Votre anxiété a une histoire, et ce qui a une histoire peut se réécrire.



Les visages de l'anxiété au quotidien


L'anxiété passe trop souvent pour du caprice et est trop souvent minimisée ou moquée : « Tu te fais trop de souci. » « Détends-toi. » Yep, comme si ça se décidait.


Ses visages habituels :

  • la crise d'angoisse, le cœur qui s'emballe, la sensation d'étouffer, l'impression de ne plus

  • les phobies d'impulsion

  • l'attaque de panique

  • l'anxiété généralisée, ce bruit de fond permanent qui s'accroche à tout et à rien

  • l'anxiété sociale, la peur du regard des autres, y compris dans les situations les plus banales

  • le sommeil en miettes, les difficultés d'endormissement, les réveils nocturnes, la fin de votre nuit à 4h00 du matin

  • les somatisations, le ventre, le dos, les tensions, l'eczéma, les douleurs que les examens n'expliquent pas. Et quand les examens ne trouvent rien, on vous dit que c'est "dans la tête" ou que "c'est le stress". Eh bien oui! Et heureusement j'ai envie de dire!


J'ai reçu dans mon cabinet des client.e.s qui subissaient ce que j'appelle des "faux TOCs sensorimoteurs", ou quand l'on porte extra attention à une action automatique comme la respiration ou la déglutition. Quelque chose de naturel et d'automatique devient alors contrôlé et conscient et donc gênant autant sur le plan physique que psychique. Avec le temps une forme d'hypervigilance peut s'installer et ces faux TOCs deviennent obsessionnels.



Branche de cerisier, anxiété à Bordeaux


Comment l'hypnose aide à apaiser l'anxiété?


Parlons d'abord de ce que l'hypnose n'est pas : ni endormissement, ni perte de contrôle, ni le mec qui fait faire la poule à des gens sur scène.

L'hypnose, c'est un état naturel de concentration intense. Vous le connaissez déjà. Vous savez, ce moment où un livre vous emporte tellement que vous oubliez où vous êtes. Ou l'inverse même, le livre est tellement barbant que vous lisez 4 pages en pensant à autre chose et sans vous en rendre compte. Ou alors sur l'autoroute, la veille, quand vous avez raté la sortie après avoir roulé pendant 3 heures en ligne droite. Ça vous parle n'est-ce-pas? ;)

En séance, je vous accompagne vers cet état-là. Pourquoi ? Parce que c'est là que votre esprit accepte enfin de changer de fréquence. Il quitte la fréquence « alerte permanente » pour la fréquence « ici et maintenant, tout va bien ». Le corps se détend, l'esprit se relâche, le calme s'installe et le système nerveux s'apaise enfin.


Lors d'une séance d'hypnose ericksonienne nous travaillons sur plusieurs plans :

  • apaiser le système nerveux : ancrer la détente dans le corps et dans le cerveau

  • travailler avec le style d'attachement : offrir au système une expérience relationnelle de sécurité

  • désamorcer les boucles de pensées : arrêter de lutter contre les pensées anxieuses mais plutôt apprendre à les regarder, à les accepter et à les laisser partir

  • recontacter vos ressources internes


Un mot important : vous restez vous, du début à la fin. Lucide, présent·e, libre de rouvrir les yeux quand vous voulez, libre de parler. Vous gardez le contrôle durant toute la séance.

Bonus : je peux vous former à l'auto-hypnose si vous le souhaitez et vous transmettre plein de petits outils de régulation du système nerveux.



La méthode Mosaïc® : une approche neurophysiologique de l'anxiété


Parlons-en d'ailleurs, parce que c'est une question qu'on me pose souvent : « Mosaïc®, c'est quoi ? »

Son nom complet dit presque tout : Mouvements Oculaires et Stimulations Alternées pour l'Intégration Cérébrale. 

C'est une thérapie brève d'inspiration neurophysiologique, co-créée en 2019 par deux chercheurs-cliniciens français : le Dr G. Poupard, psychologue et docteur en psychopathologie, et la Dr S. Khalfa, psychologue, chercheuse au CNRS et docteure en neurosciences.


Concrètement, une séance ressemble à ceci : ensemble, nous déterminons la situation qui vous fait souffrir et les boucles d'anticipation (la boule au ventre avant la réunion du lundi, le scénario catastrophe qui tourne en boucle...) Puis, plutôt que de travailler avec le problème nous travaillons avec la solution : vous identifiez ce que vous voulez vivre de plus juste à la place, du calme, de la sérénité, une clarté de l'esprit par exemple, et à l'aide de stimulations bilatérales alternées (les fameux mouvements oculaires comme en EMDR) et de visualisations, nous déployons votre solution. On passe par le corps, par la tête et on installe un mieux-être pérenne.


Mosaïc est un super outil d'accompagnement pour travailler l'anxiété et pour deux raisons :

  • On ne revit pas les souvenirs douloureux. C'est le principe central de cette approche : pas besoin de raconter, ni même de comprendre l'origine du problème. La séance reste confortable.

  • On travaille avec le corps, pas contre lui. Les sensations sont la matière première de la séance. Pour une personne anxieuse, c'est souvent une découverte : on peut agir sur ce qui se joue dans le corps sans passer par des heures d'analyse.


En séance, j'articule cette méthode avec l'hypnose et les autres outils de ma pratique car toutes ces approches de thérapies brèves sont extrêmement complémentaires. Par exemple, je peux utiliser un langage hypnotique pour aider la personne à se connecter à ses sensations corporelles.

Voici quelques exemples de problématiques que j'accompagne avec Mosaïc :

  • L'anxiété sociale

  • La préparation aux examens

  • La prise de parole en public

  • Les phobies

  • Les psychotraumatismes



Se faire accompagner à Bordeaux et à Talence

Si vous cherchez un accompagnement pour l'anxiété, le stress ou la gestion des émotions, je vous reçois dans mes deux cabinets, à Bordeaux, et à Talence.

Les séances sont peuvent être en présentiel ou en visio et durent entre 1 h et 1 h 30.

Et vous savez quoi? Vous n'avez pas besoin d'arriver avec les mots justes, ni d'être « prêt·e ».

Vous êtes en train de lire un article sur l'anxiété : c'est déjà un début de geste vers vous.




FAQ — Vos questions sur l'anxiété et l'hypnose


Est-ce que l'anxiété se guérit ? On ne « guérit » pas de l'anxiété comme d'une maladie : on apprend à vivre avec un système apaisé. Souvent, les crises s'apaisent, le bruit de fond baisse, la vie reprend de l'espace. L'objectif n'est pas de ne plus jamais ressentir d'anxiété (c'est une émotion utile, qui nous évite certaines difficultés), mais c'est qu'elle ne soit plus au volant.


Combien de séances pour l'anxiété ? Ça dépend de votre histoire et de ce que vous souhaitez travailler. Certaines personnes sentent un vrai apaisement dès les premières séances. Et un travail plus en profondeur, notamment sur l'attachement, s'étale plutôt sur quelques mois. Le rythme est le vôtre et je m'adapte à vos besoins.


Est-ce que l'hypnose fonctionne quand même si je n'arrive pas à « lâcher prise » ? C'est LA question qu'on me pose le plus et c'est la plus légitime qui soit quand on est anxieux.

Alors, non : l'hypnose ne vous demande pas de lâcher prise à l'avance. Personne ne vous demande de renoncer à un contrôle qui a une fonction. Beaucoup de personnes anxieuses vivent une hypnose parfaitement lucide, et c'est très bien comme ça.


Anxiété ou crise d'angoisse : quelle différence ? La crise d'angoisse, c'est l'épisode aigu : minutes à heures d'intensité maximale, avec parfois la peur de mourir ou de perdre pied. L'anxiété, elle, elle peut être un état durable, plus sournois. On peut avoir l'un, l'autre, ou les deux. Si vos crises sont intenses et fréquentes, un avis médical a du sens.



Si cet article a fait écho en vous, sachez qu'on n'a pas besoin d'être « au fond du trou » pour demander

de l'aide. C'est même souvent bien avant que ça fait le plus de bien. Je vous reçois à Bordeaux et à

Talence, dans le respect de votre histoire et de votre rythme.






 
 
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